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D'un mur l'autreCe road-movie nous fait traverser l’Europe. Quatre frontières au moins mais un seul axe : une société métissée, multiculturelle riche de ses diversités en dépit de ses traditions de rejet. Patric Jean part à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont migré des quatre coins du monde et qui composent cette nouvelle société. Patric JEAN pose d'emblée un regard optimiste, jubilatoire et parfois grinçant sur l'Europe et son immigration.This road movie makes us cross europ. As it zigzags through the borderlands, it focuses on a single theme : the new multi-cultural Europe, rejoicing in the diversity contributed by the foreigners, despite its tradition of rejecting them. Patric Jean goes in quest of men and women who have migrated from all over the world and compose this new society. Patric Jean offers us a fresh, cliché-free vision of the new world of European immigration, with optimism, joy, and sometimes irony. Le film a reçu le prix du Jeune Public au Festival international du Film documentaire " Visions du Réel " - Nyon (Suisse) |
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La Raison du plus fortAu lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres.L’Europe : ses quartiers riches et ses banlieues de misère. On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général et les jeunes issus de l’immigration en particulier sont l’objet de toutes les peurs. Passant de l’autre côté du miroir, le film les montre dans leur humanité, avec leurs émotions, leurs peurs et leur désespoir. Loin d’une image de la démocratie européenne, le film offre un regard critique et émouvant sur une société parfois sordide et brutale. « Quelle drôle d’époque ! Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ? » Instead of fighting against poverty, we fight against the poor. Europe: its rich areas and its poor suburbs. Where a factory is closed, a prison is built. The poor in general and young immigrants in particular are the subjects of all fears. The film features them in their humaneness, with their emotions, fears and despair. Far away from a concept of European democracy, the film critically and emotionally depicts our society that is often sordid and violent. ‘Strange days… What the hell are we doing ? Have we gone out of our minds ?’ |
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Les enfants du Borinage, lettre à Henri StorckPatric JEAN met en parallèle deux époques (1933-1999) et déplore une misère toujours présente et intolérable. Sous forme de lettre-vidéo adressée à Henri Storck, sa caméra s’attarde dans les familles, dans les quartiers, auprès des responsables politiques locaux pour illustrer la transmission de la misère intellectuelle et de la pauvreté d'une génération à l'autre. Ce qui étonne, c'est le silence qui entoure les pauvres : à force d’être méprisés, ils se méprisent eux-mêmes.Patric Jean writes a letter, via a film, to Henri Storck about the most abhorrent consequences of "economic horror" that exist in the poorest quarters, and how the people and the area have sunk into total depredation. The letter, wich is a juxtaposition of images from 1933 and the current reality, focuses on another tragic discovery, which leaves us with a felling that is sometimes unbearable. Deprived of any education, generation follows generation, and as time goes on they even loose their ability to protest. They are scorned. They are non-persons. |
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